C'est qui le chef ? Ou comment manager son boss !

Par , le 27/07/2011Imprimer cet article

« C’est qui le chef ? » est un guide pratique à destination des personnes qui souhaitent améliorer les mauvaises relations qu’elles entretiennent avec leur manager.  Il propose des solutions de « management à l’envers », en fonction de la personnalité du chef dont on dépend, et met en avant un principe essentiel : on ne change que très rarement une personne. Il est donc important qu’un collaborateur sache s’adapter à son supérieur, lorsque ce dernier n’en est pas lui-même capable, s’il veut enfin détenir les clés de leur communication et sortir de certaines situations conflictuelles.
Ce guide met en avant trois familles de « mauvais » chefs, qui se déclinent en de nombreuses variantes, et donne les conseils et astuces à utiliser pour mieux gérer chacun d’entre eux.
Le dernier chapitre s’intéresse à l’autre côté de la barrière, en proposant à ceux qui doivent devenir managers à leur tour (ou le sont déjà) tous les conseils essentiels pour ne pas être soi-même un mauvais chef vis-à-vis de ses propres collaborateurs.
L’ensemble de l’ouvrage est émaillé de situations vécues pendant mes 11 années de management en entreprise, cette expérience étant à l’origine de mon désir d’écrire ce livre.

Rencontre avec Hélène Jacob, auteure de « C’est qui le chef? Ou comment manager son boss! »

Vous êtes-vous inspiré de vos expériences personnelles pour rédiger cet ouvrage ?
Oui, en grande partie. J’ai utilisé les situations que j’ai moi-même vécues ou dont j’ai été témoin pendant mes 11 années de management, afin de construire ma réflexion et de rédiger ce guide.

Ce guide est-il destiné autant aux employés qu’aux managers ?
Même si le guide est avant tout écrit pour les personnes en situation de subordination, il est important de se dire qu’un manager a souvent lui aussi des comptes à rendre à son propre chef, plus haut placé que lui sur l’échelle hiérarchique. Dans ce contexte, les conseils donnés dans ce guide le concerneront.  De plus, le dernier chapitre de l’ouvrage est spécifiquement dédié aux managers et aux bonnes pratiques qu’ils devraient idéalement tous mettre en œuvre pour accomplir leur mission du mieux possible.  Je pense donc que c’est ouvrage est destiné à la fois aux collaborateurs, aux managers de type « sous-chef » et aux managers plus haut placés qui veulent améliorer leurs pratiques.

Pensez-vous qu’il existe un chef idéal ?
Le chef idéal est capable de mettre en œuvre tous les conseils donnés dans le dernier chapitre du livre : il a de l’autorité sans être autoritaire, il utilise un mode de management individualisé et adapté à chacune des personnes qu’il encadre – en plus du management d’équipe -, il connait bien les techniques de motivation, sait fixer des objectifs dans les règles de l’art, etc.  C’est sa capacité à devenir un « chef d’orchestre » et un leader pour son équipe qui va directement conditionner la façon dont il perçu (et apprécié) par ses collaborateurs.

Quels sont les différents types de mauvais managers ?
Dans mon livre, j’ai choisi de les regrouper dans trois grandes familles : les agressifs, les passifs et les manipulateurs.
Chaque groupe contient de nombreuses variantes de mauvais chefs, dont la capacité de nuisance est plus ou moins importante.

Comment appliquer les techniques du « management à l’envers » ?
En prenant d’abord le temps et le recul nécessaire pour comprendre qui l’on a en face de soi.
Si on rencontre le même type de problèmes avec tous ses chefs, c’est certainement que l’on est aussi en partie responsable des relations que l’on entretient avec eux.  Dans tous les cas, il est important qu’un collaborateur comprenne qu’il n’est pas dénué de pouvoir et qu’il a la capacité (et le devoir !) de fixer pour moitié la qualité des relations entretenues. A lui de voir, selon la personnalité de son manager, quels conseils issus du livre sont le plus adaptés.

Tout comme chaque pot a son couvercle, pensez-vous que pour chaque employé existe un bon chef ?
Il est évident que certaines personnalités sont mieux faites pour s’entendre et travailler harmonieusement que d’autres. Par exemple, un chef passif causera beaucoup moins de torts à un collaborateur parfaitement autonome qu’à une personne professionnellement dépendante, qui manque de confiance et a besoin d’être guidée. Ceci dit, chaque employé peut réellement avoir une influence sur la nature de la collaboration qu’il entretient avec son chef, même si elle ne deviendra effectivement pas toujours parfaite !

>> Cest qui le chef?… Ou comment manager son boss d’Hélène Jacob, Editions Vuibert Pratique, 160 pages, 14,90 €. Extrait disponible sur le site de Vuibert. Pour commander ce livre, cliquez ici.




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