Par La Page de l'Emploi, le 12/01/2012![]()
Depuis 2002 la VAE (validation des acquis de l’expérience) permet aux salariés de faire reconnaître leur expérience en la transformant en diplôme. Chaque année, près de 75 000 candidats s’engagent dans cette démarche pour sécuriser leur parcours professionnel ou accélérer leur évolution.
Mais seulement 6 personnes sur 10 décrochent le diplôme convoité. Il faut dire que la procédure est longue et contraignante et que, faute d’un accompagnement suffisant, beaucoup se découragent en cours de route, malgré leur motivation initiale. Pourtant, tous ceux qui ont mené la démarche à bien sont d’accord : le chemin est ardu, mais l’expérience est gratifiante et valorisante.
Un diplôme oui, mais lequel ?
La VAE est accessible à tout salarié justifiant de trois années d’expérience professionnelle. La première difficulté pour ceux qui se lancent seuls dans l’aventure est d’identifier le bon diplôme dans une offre qui n’en compte pas moins de 14 000 actuellement. La première étape consiste donc à déterminer le niveau de diplôme visé (un DUT, une licence, un bac +5 ?). Celui-ci dépend bien sûr des compétences et de l’expérience, mais aussi de l’objectif poursuivi.
Vient ensuite le casse-tête de l’intitulé du diplôme. Pour un profil de chef de rayon, vaut-il mieux préparer un BTS management d’unité commerciale, le diplôme de manager de rayon de l’Afpa ou un diplôme d’école de commerce ? Le plus efficace est de vous caler sur les diplômes des personnes exerçant la fonction qui vous intéresse dans votre entreprise si vous êtes en poste, dans votre réseau si vous êtes en recherche d’emploi. Les points relais conseil peuvent vous aider à y voir plus clair (www.centre-inffo.fr).
Le dossier, un exercice très exigeant
Chaque candidat doit présenter un dossier prouvant qu’il a les compétences exigées pour le diplôme qu’il veut obtenir. L’exercice consiste à détailler et analyser votre parcours dans un document de 60 à 100 pages, en faisant le lien entre vos connaissances, vos compétences, la manière dont vous avez géré votre évolution et le contenu du diplôme.
D’après les professionnels qui accompagnent les candidats à la VAE, ce travail de mise à plat demande entre 250 et 400 heures de travail. Ne vous lancez pas seul dans la bataille ! Certaines entreprises ont mis en place des dispositifs (ateliers ou coachs) pour aider leurs salariés à concevoir et formaliser leur dossier. Beaucoup d’écoles et d’universités proposent également des prestations d’accompagnement spécifiques.
Le grand oral : à vous de convaincre !
Si le dossier est retenu, le candidat le présente devant un jury qui lui pose ensuite des questions relatives à son parcours et à son projet. Le but n’est pas de piéger le candidat, mais de voir si ses compétences sont à la hauteur du diplôme visé. Ce « grand oral » peut durer d’une vingtaine de minutes à deux heures, selon le diplôme. Il est essentiel de vous y préparer en mettant préalablement au clair vos arguments, vos motivations et vos compétences.
Si votre dossier et votre prestation l’ont convaincu, le jury vous accordera une validation totale et donc votre diplôme – un diplôme qui a exactement la même valeur que celui délivré aux étudiants. Le jury peut aussi valider partiellement votre VAE et vous demander une prestation complémentaire (formation, examen, mémoire, étude de cas…). Le jeu en vaut la chandelle : 90% de ceux qui persévèrent décrochent leur VAE.
>> En savoir plus : http://www.vae.gouv.fr/
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