Comptabilité, contrôle, audit : les dernières tendances emploi

Par , le 12/08/2014Imprimer cet article

Comptabilité IntecL’INTEC, l’Institut National des Techniques Economiques et Comptables, premier institut francophone de formation aux métiers de la comptabilité, du contrôle et de l’audit, a réalisé dernièrement une étude de rémunérations sur les fonctions comptables et financières. En complément, Romain Werlen, Directeur Senior Comptabilité & Finance chez Page Personnel nous apporte son éclairage sur les dernières tendances côté entreprise.

De manière générale, le secteur de la comptabilité est un secteur relativement stable avec un volume de recrutements peu affecté par l’actualité économique pour une raison simple : les fonctions supports des métiers comptables et de la finance sont vitales pour les entreprises.

Si la tendance reste pour les entreprises d’appliquer un contrôle accru des coûts en vue de préserver une trésorerie parfois fragilisée par le contexte économique, il n’en est pas moins difficile de supprimer un centre de coûts qui sert de base à leur pilotage. Par conséquent, la problématique réside plus dans l’optimisation des coûts que dans la réduction à proprement parler des effectifs. En 2013, nous avons ainsi plutôt vu se développer un processus de réorganisation de services comptables et financiers que constaté une baisse du nombre de postes ou des volumes de recrutements.

Le premier trimestre 2014 autorise d’ailleurs un certain optimisme. En effet, nous constatons une légère hausse du nombre de postes proposés. Des postes gelés se rouvrent, avec une priorité donnée aux postes incontournables du contrôle de gestion, du crédit client et de la paye.

Par exemple, les chargés de recouvrement sont essentiels pour lutter contre les impayés et les problèmes de trésorerie qu’ils entraînent. Une entreprise peut se voir contrainte de déposer le bilan si ses clients ne paient pas dans les délais. Le poste est rendu plus complexe avec l’apparition des ERP qui voient parfois les chargés de recouvrement se transformer  en  « traqueurs de factures », à l’intérieur des systèmes, en France ou à l’étranger. Deux conséquences à cela : un contenu de poste enrichi et un niveau d’exigence plus important chez les recruteurs.

Les écarts se creusent entre les PME et les grands groupes au niveau de l’intérêt ou de la diversité des postes. Communément, on observe l’opposition polyvalence vs spécialisation.

Dans une PME, on attendra souvent que les comptables aient une perception élargie de leur métier, une grande polyvalence, une vision  de plus en plus analytique, voire même des bases en contrôle de gestion.  Les grands groupes privilégient de leur côté les profils ultra spécialisés ayant une maîtrise de l’anglais. La mise en place d’un CCP (centre de coûts partagé) implique des postes très compartimentés avec une dimension IT développée.

Il est également essentiel de souligner l’importance croissante de l’anglais dans les services comptables, et ce, quel que soit le type de structure. Plusieurs facteurs expliquent cela : l’utilisation de progiciels partagés, des clients ou fournisseurs étrangers, la gestion depuis la France de filiales basées à l’international ou encore la relation avec une maison mère basée dans un autre pays. Ainsi, il est recommandé d’arriver sur le marché avec au minimum des bases en anglais quitte à se perfectionner par la suite.

Côté candidats enfin, on note sur ce début d’année un certain regain d’optimisme. Alors que l’on observait ces dernières années une plus grande réticence des personnes en poste à changer d’entreprise ou à évoluer sur un nouveau poste, la tendance semble aujourd’hui s’inverser, notamment chez les plus jeunes. Ils sont ainsi plus nombreux à reprendre le risque de changer de poste ou d’entreprise pour évoluer plus rapidement ou diversifier et enrichir leur expérience professionnelle. Ceci est en général un signal positif, qui marque une confiance retrouvée dans les possibilités offerte par le secteur.




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