Par La Page de l'Emploi, le 25/05/2011![]()
Que ceux qui ont des doutes sur l’intérêt de poursuivre leurs études et d’avoir un diplôme en poche pour décrocher leur premier emploi se rassurent et persévèrent. La crise n’a pas été très tendre avec les jeunes diplômés, mais elle l’a été moins encore pour les non diplômés. C’est ce que montrent les résultats de l’Enquête 2010 sur l’insertion des jeunes sortis de formation initiale en 2006-2007 réalisée par le Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq).
Trois ans après leur sortie du système éducatif, le taux d’emploi des 25 000 jeunes interrogés par le Céreq varie considérablement selon les niveaux de formation :
- 85% chez les diplômés du supérieur,
- 70% chez les diplômés du secondaire,
- 49% chez les non diplômés.
A noter : le parcours d’insertion des diplômés passés par l’apprentissage est sensiblement facilité.
« Il n’y a pas de secret : aujourd’hui comme hier, quand on a un diplôme, on a beaucoup plus de chance de trouver un emploi que lorsque l’on est sorti du système scolaire sans qualification », commente Frédéric Wacheux, directeur du Céreq dans un article de Challenges.fr.
La bonne nouvelle, c’est que si la proportion de jeunes sortis du système éducatif sans diplôme est toujours trop élevée (18%), elle n’a pas augmenté depuis le milieu des années 1990. Le nombre de diplômés du supérieur a légèrement progressé (42% contre 41% dans la génération 2004) et que leur niveau de diplôme est sensiblement plus élevé : parmi eux, 190.000 ont eu une licence ou plus, presque 20.000 de plus que trois ans plus tôt, notamment grâce « au succès des licences professionnelles ».
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