Par La Page de l'Emploi, le 24/05/2011![]()
Selon une enquête Harris Interactive publiée le 17 mai 2011*, la première préoccupation des 18-24 ans est leur situation professionnelle, avant leur vie affective et familiale. Les jeunes adultes se démarquent ainsi de la préoccupation la plus citée par la moyenne des Français tous âges confondus, à savoir le pouvoir d’achat (cité par 52% des Français, mais seulement 33% des jeunes). De même, alors qu’on imagine la jeune génération hyper-sensibilisée aux problèmes environnementaux, les 18-24 ans ne sont que 8% à se dire préoccupés par la pollution et la qualité de leur environnement. Ce n’est pas qu’ils s’en désintéressent, simplement la priorité est ailleurs : accéder à l’emploi, démarrer leur vie professionnelle et ce, dans un contexte qui reste difficile malgré les signaux positifs des deux derniers trimestres. Ainsi, selon les dernières estimations de l’Insee, l’emploi salarié des secteurs marchands non agricoles a progressé de +0,4% au premier trimestre 2011 (+58 000 postes), après une croissance de 0,2% au quatrième trimestre 2010 (+ 37 600 postes).
Une confiance limitée dans les entreprises…
Pour favoriser l’emploi des jeunes dans les années à venir, les Français n’attendent pas grand-chose des chefs d’entreprise (pas confiance : 59%) et moins encore des responsables politiques (67%). Vis-à-vis de ces deux catégories d’acteurs, les 18-24 ans témoignent également d’une confiance limitée (pas confiance, 60% et 64% respectivement). La confiance dans les chefs d’entreprise est plus élevée chez les plus diplômés (42%, contre 28% chez les moins diplômés), avec des différences notables en fonction de l’appartenance politique : 68% des sympathisants de droite font confiance aux chefs d’entreprise pour favoriser l’emploi des jeunes, contre 22% de sympathisants de gauche.
… et dans la valeur de la formation
Dans cette période post-crise, un élément confirme l’aspiration des Français à la sécurité de l’emploi : leur attrait pour le statut de fonctionnaire, le plus cité (26%), devant celui de travailleur indépendant (20%) et le salariat dans le secteur privé (19%). Le statut de fonctionnaire apparaît aussi comme le plus prisé ou le plus souhaitable chez les 18-24 ans (30% de citations), suivi par le salariat dans le privé (27%). Si les deux tiers des Français sont d’accord pour dire que leur formation leur a apporté des compétences utiles pour exercer un métier, les jeunes se montrent sceptiques : ils ne sont que 48% à dire que leur formation/diplôme leur a permis ou leur permettra de trouver facilement un emploi.
L’ensemble des résultats de l’enquête est accessible ici.
*Enquête réalisée en ligne par l’institut Harris Interactive les 9 et 10 mai 2011. Échantillon de 1139 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).
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