Nouveaux métiers du web : vers une envolée des salaires ?

Par , le 22/05/2012Imprimer cet article

Au cours des dix dernières années, le développement fulgurant d’Internet et du commerce en ligne a entraîné une réelle mutation des stratégies commerciales au sein des entreprises. Parallèlement aux stratégies marketing traditionnelles, la plupart des entreprises ont mis en place des stratégies digitales s’appuyant sur une forte présence en ligne. Le but premier : utiliser les nouveaux canaux à disposition pour entrer en contact avec les clients et prospects et ainsi accroître la visibilité de l’entreprise, parfaire son image de marque et développer sa notoriété de manière à générer des revenus. Comment ? En étant présent et actif sur les différentes plates-formes : sites institutionnels, mini-sites promotionnels, blogs, réseaux sociaux, etc. Cette mutation rapide s’est accompagnée d’une digitalisation des métiers et de l’émergence de nouvelles fonctions web encore inconnues il y a 5 ou 6 ans.

Au vu de la rapidité d’innovation et de développement du commerce en ligne, rares sont les structures scolaires/universitaires qui ont su anticiper et proposer des formations permettant de répondre aux besoins actuels. De manière générale, on a vu se développer à partir de 2009 des spécialisations web en fin de cursus d’école de commerce ou de management (comme par exemple le Master Web Community Management et réseaux sociaux lancé par l’INSEEC en 2011) mais les cursus 100% web ne sont apparus que tardivement et restent assez limités. C’est en partie pour ces raisons que l’on constate aujourd’hui une pénurie de compétences sur des métiers tels que Traffic Manager, Chargé de Référencement SEO/SEM/SEA, Community Manager, Rédacteur Web & Chargé d’Affiliation. Les profils alliant marketing et technique (Webdesigner, Graphiste web, Développeur et Directeur artistique web) sont également très recherchés.

De fait aujourd’hui, la problématique du recrutement des nouveaux profils « Web » est bien réelle. Si l’image du geek touche-à-tout prédominait à la fin des années 2000, les entreprises (qu’il s’agisse d’agences, d’annonceurs classiques ou d’e-commerçants) recherchent aujourd’hui bel et bien des profils spécialistes, certes bien souvent encore formés sur le tas mais pouvant attester d’une expérience déjà significative. Et c’est bien là que le bât blesse car les personnes expérimentées sur ces nouveaux métiers ne sont pas légion et qui dit déséquilibre entre l’offre et la demande dit envolée des prix donc des rémunérations. Ainsi, on pourra faire valoir des expériences même brèves (6-9 mois) sur des fonctions de Traffic Manager ou chargé de référencement et négocier des salaires d’entrée bien plus élevés dans le webmarketing que dans les métiers du marketing traditionnel.

Mais alors que prendre en compte dans l’évaluation des salaires ? Que valoriser ? L’expérience, les réalisations ? La formation initiale, la motivation, la créativité ? Les compétences techniques, les capacités à se former seul ? Les recruteurs, surtout lorsqu’ils ne sont pas spécialisés sur ces métiers, peuvent en perdre leur latin ! Cependant, les grilles de rémunérations pour les nouveaux métiers web commencent à se dessiner. Les salaires tendent à se normaliser mais des variations sont tout de même à attendre avec le développement massif du m-commerce (commerce en ligne sur smart phone) et l’utilisation de tablettes qui tend à se généraliser.

Côté recruteur, une difficulté supplémentaire est à prendre en compte : ces nouveaux profils souvent atypiques n’utilisent pas forcément les canaux traditionnels du recrutement et doivent souvent être « chassés » dans leur environnement – sur Internet. Un défi supplémentaire pour les équipes RH.

Si le réseau, le bouche à oreille ou encore la cooptation restent des vecteurs de contact importants pour identifier ces candidats, les groupes internationaux ont récemment innové en lançant avec plus ou moins des succès des « Recrutement Day », concours de buzz, serious games ou autres événements digitaux visant à attirer les meilleurs profils.

Certains cabinets de recrutement spécialisé qui ont très tôt anticipé les besoins digitaux de la nouvelle économie tirent leur épingle du jeu. Page Personnel s’est par exemple rapidement lancé dans cette voie encore inconnue il y a 3 ans, développant ainsi une compétence et une expertise forte dans le recrutement des profils « Digital Native ».

Par ailleurs, de nombreuses entreprises et cabinets de recrutement se tournent aujourd’hui vers les réseaux sociaux afin de dénicher la perle rare. Si l’efficacité du recrutement en ligne reste encore à démontrer, nul doute que les réseaux sociaux joueront demain un rôle non négligeable dans le processus de sélection des talents du web.

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Cliquez ici pour consulter l’intégralité de l’étude Fonctions & Rémunérations Digital, Marketing & Communication 2012-2013 de Page Personnel.

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