Par La Page de l'Emploi, le 09/12/2011![]()
De plus en plus, les entreprises disent utiliser les réseaux sociaux pour recruter. La dernière enquête de RegionsJob indique cependant que le « recrutement 2.0 » est encore loin d’être généralisé. Les réseaux sociaux viennent seulement en complément des techniques classiques de recrutement et de recherche d’emploi. Ainsi, seulement 30% des candidats déclarent y avoir recours dans le cadre de leur recherche et les entreprises, si elles s’y mettent, n’en sont encore qu’à la phase d’apprivoisement. La principale question est pour ces dernières : comment utiliser ces réseaux non seulement pour pousser des offres et pêcher des candidats, mais pour nouer des relations « durables » avec un vivier de futurs collaborateurs potentiels ? En d’autres termes, comment intégrer les réseaux sociaux dans la stratégie de marque employeur ? Et qu’en est-il pour les candidats ?
Candidats : l’illusion d’avoir un réseau
Construire un réseau relationnel, en ligne ou non, demande du temps et de l’attention. Ce n’est pas au moment où l’on est au chômage et donc dans l’urgence de retrouver du travail qu’il faut s’en préoccuper et battre le rappel de toutes les personnes que l’on a pu croiser à un moment ou à un autre. C’est même le moment le moins propice. Or c’est ce que font la plupart des candidats, pour s’apercevoir que cela ne marche pas…
Un article d’id-carrières note avec justesse que « en activité, nous avons l’impression, souvent à tort, d’avoir un réseau de relations. Dans la plupart des métiers, le contact avec les autres, les échanges et les interactions sont naturellement présents. Nous pensons disposer de fait d’un réseau de relations valable, mobilisable… Nous sommes souvent surpris de constater qu’une fois hors jeu, la majorité de ces relations s’évanouissent dans la nature, ne sont plus (ou moins) ouvertes à nous recevoir, nous écouter et à interagir. Le plus souvent, nous constatons que ce n’était pas notre réseau personnel, c’était le réseau de notre fonction. »
Investir dans la relation
Online comme offline, il faut du temps pour construire une relation et il faut des échanges qui ne peuvent pas se limiter à l’acceptation de faire partie des contacts de telle ou telle personne. Parmi tous ceux qui font partie de vos contacts LinkedIn, Viadeo ou autres, qui connaissez-vous vraiment et qui vous connaît vraiment ? Savez-vous ce que vous pouvez demander à chacun de ces contacts sans vous exposer à une non-réponse ? Et, vous-même savez-vous jusqu’où vous seriez prêt à répondre à leurs éventuelles sollicitations ? Comme dans la « vraie vie », un réseau relationnel en ligne, c’est du donnant-donnant et ce n’est jamais « à la vie à la mort »… Bref, ça s’entretient ou ça meurt.
Une présence active sur un réseau social numérique offre les mêmes potentialités d’interactions que le réseau de proximité physique. S’y ajoutent les effets d’accélération, de multiplication, d’élargissement qu’il s’agisse de contacts, d’informations et d’interactions… Par ces aspects, les plates-formes de réseau social peuvent avoir un effet de levier sur la réactivité nécessaire à une recherche d’emploi et sur l’urgence de retravailler – à condition, comme pour le réseau offline, de l’animer et de le développer en permanence.
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