Sauve qui peut : le mot d'ordre des salariés d'Ile-de-France ?

Par , le 25/06/2015Imprimer cet article

Mobilite IDFComment les salariés d’Ile-de-France perçoivent-ils leur région ? Sont-ils prêts à en partir ? A y rester ? Pour quelles raisons ? Toutes les réponses dans notre étude nationale sur l’attractivité des régions françaises.

Selon les résultats de l’étude Attractivité des Régions réalisée par Page Personnel et Michael Page en partenariat avec RegionsJob, 59% des Franciliens non-originaires de l’Île-de-France y ont emménagé en raison d’une opportunité professionnelle. Le dynamisme économique est en effet le réel point fort de la région : 68% des salariés qui en sont originaires considèrent que c’est l’atout majeur de la région. 49% des salariés de l’Île-de-France viennent d’une autre région, ce qui en fait la 3ème région d’accueil en France, à égalité avec le Sud-ouest, derrière le Centre (55% des habitants viennent d’une autre région) et la région PACA (59%).

Ile-de-France : un dynamisme économique reconnu

La région Ile-de-France attire les salariés des autres régions, avec en tête l’Ouest, dont 25% des personnes résidant actuellement en région parisienne sont originaires.
22 % des répondants déclarent s’y être installés en raison de leurs études ou d’un stage : la valorisation de la formation académique représente, avec le dynamisme économique, une véritable spécificité de la région IDF.

« La région Île-de-France attire toujours autant pour des raisons professionnelles. Elle séduit particulièrement les jeunes, qui veulent allier vie professionnelle et vie sociale riche. Ce sont essentiellement les jeunes diplômés et les jeunes actifs qui font le choix de cette région pour lancer ou booster leur carrière », affirme Laurent Blanchard, Directeur Général chez Page Personnel.

De plus, le dynamisme de la région IDF se vérifie au travers d’une certaine crainte de mobilité ressentie par les Franciliens : 20% d’entre eux déclarent vouloir rester dans la région en raison du risque professionnel de la mobilité jugé trop élevé. Cette prise en considération du risque est ainsi beaucoup plus forte pour les salariés franciliens qu’au niveau national (8%).

En revanche, seuls 22 % des salariés franciliens se déclarent véritablement attachés à leur région, contre 32 % des Français en moyenne.

« La région Île-de-France est incontournable, notamment pour les cadres qui veulent évoluer dans leur carrière et travailler dans de grands groupes ou dans certains secteurs concentrés sur Paris. C’est aussi un bassin d’emploi très concurrentiel où il est difficile de recruter et de fidéliser les bons profils qui sont prêts à changer de poste pour réduire leur temps de transport » analyse Joseph Piazza D’Olmo, Responsable régional de ParisJob.

Les facteurs de mécontentement des Franciliens : le cadre et le coût de la vie

80% des Franciliens déclarent vouloir quitter leur région : l’Île-de-France est la région qui connaît le taux le plus élevé d’intentions de départ. Sur l’ensemble du territoire, la moyenne est de 54%.

Alors que dans les autres régions, une opportunité professionnelle est évoquée comme la première raison d’un éventuel départ, 85% des salariés d’Île-de-France souhaitant partir sont à la recherche d’un meilleur cadre de vie et 57% d’une région où le coût de la vie est moins élevé.

Comme au niveau national, les Franciliens souhaitant quitter leur région privilégient la région Sud-ouest (53%), la région Ouest (47%), la région PACA (36%) et la région Rhône-Alpes (34%).

« Une très large majorité des Franciliens aspire à une qualité de vie plus épanouissante. Si l’opportunité professionnelle est la 1ère raison pour s’installer en Île-de-France, passé un certain stade de carrière les cadres sont souvent intéressés par une mobilité provinciale. La construction d’une vie familiale et/ou une insatisfaction salariale les poussent à vouloir conjuguer cadre de vie et coût de la vie en choisissant une région plus accueillante. » Explique Frédéric Benay, Directeur Exécutif Senior Michael Page.




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