Si on parlait « intérim spécialisé » ?

Par , le 25/09/2012Imprimer cet article

Pour commencer, laissons parler les chiffres : aujourd’hui, 20% des intérimaires spécialisés accèdent à un emploi stable à l’issue de leur mission. L’intérim spécialisé représente quelques 18% du marché total de l’intérim en France (soit près de 77 000 équivalents temps plein (ETP)), une proportion qui atteint même 32% en Île-de-France.

L’intérim spécialisé se caractérise par des missions significativement plus longues que l’intérim classique. Plus le niveau de qualification est élevé, plus les missions longues – 3 mois et plus – prennent le pas sur les missions courtes. Dans 20% des cas, les intérimaires spécialisés se voient proposer un poste dans l’entreprise à la fin de leur mission.

Si la majorité des placements en intérim spécialisé concerne aujourd’hui les employés (près de 17 000 ETP) et les techniciens (plus de 15 000 ETP), la proportion des professions intermédiaires et des cadres de premier niveau tend à augmenter depuis plusieurs années. Les cadres représentent actuellement 6% de l’intérim spécialisé (près de 10 000 ETP). Le secteur des services emploie près de 40% de la main d’œuvre intérimaire qualifiée, suivi par l’industrie (34%). C’est dans ces deux secteurs que l’on trouve la majorité des missions d’intérim confiées à des cadres et à des ingénieurs.

Malgré la crise, les métiers de l’ingénierie, de la finance d’entreprise, des achats et de la logistique restent parmi les plus dynamiques en termes de recrutements en intérim spécialisé, les entreprises ayant du mal à recruter en direct – (exemple des acheteur(se)s industriel(le)s ayant deux à trois ans d’expérience, des contrôleurs de gestion et des gestionnaires paie et administration du personnel, des techniciens de maintenance très spécialisés (industrie, informatique, télécom, BTP…).

La plupart des jeunes actifs n’envisagent pas une carrière d’intérimaire mais n’ont pas non plus les réticences de leurs aînés par rapport à l’intérim. Leur perception a évolué : l’intérim est aujourd’hui reconnu pour favoriser l’employabilité et donner accès à des postes correspondant vraiment à un métier et à une qualification propres.

« Les jeunes professionnels apprécient en particulier le suivi personnalisé que nous sommes en mesure de leur apporter. Je confirme, au vu de notre activité de ces derniers mois que les intérimaires qui ont la probabilité la plus forte d’obtenir un CDI sont les plus jeunes (moins de 30 ans) et les plus qualifiés, c’est-à-dire les profils professions intermédiaires et les cadres », souligne Isabelle Bastide, Directrice Générale de Page Personnel France.

Sources : Étude « Trajectoire et devenir de 5000 intérimaires » (2009-2011), commanditée par l’Observatoire des métiers et de l’emploi,  baromètre du PRISME.




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